04 janvier 2009
C'est parti !!
Trois mois que je suis rentrée, nécessaires pour la digestion de ce magnifique périple à Madagascar... Je me sens enfin prête à partager ici avec vous mes carnets de voyage.
Nous sommes partis à 4 amis entre septembre et octobre 2008 sur une durée de 3 semaines. Objectif : Roadtrip le long de la RN7, une des seules routes carrossables de Madagascar, qui relie Antananarivo et Tuléar, praticable en voiture et taxis brousses. Un classique, mais une bonne façon d'apprivoiser l'Ile Rouge : c'est notre premier voyage là-bas.
Nous avons parcouru le périple de la RN7 "à l'envers" c'est-à-dire en remontant ! Avec notamment des escales dans les parcs nationaux de l'Isalo et de Ranomafana, et un mémorable voyage en train entre Manakara et Fianarantsoa.
On est partis avec un gros sac à dos chacun, qui devait s'alléger de pas mal de vêtements en cours de route, mais s'alourdir de moult souvenirs !
Un voyage pour ma part décidé 4 jours avant, avec achat de l'indispensable "Guide du Routard" la veille... Mais deux organisateurs hors pairs qui ont permis de faire de ce voyage un roadtrip sans-faute aux étapes plus géniales les unes que les autres.
Embarquement immédiat, c'est parti !
N'oubliez pas de cliquer sur les photos pour afficher en grand... Bon voyage !
06 janvier 2009
Jour 1 : Arrivée à Tana
L'arrivée à Tana est un choc, d'autant plus que je débarque toute seule pour une journée entière. Emilie, que je ne connais pas encore, me retrouvera ce soir à l'auberge. Bertrand et Fanny, qui arrivent de la Réunion, n'arrivent que demain !
Des Français super sympas m'accueillent dans leur petit groupe, et j'ai enfin des amis avec qui partager mon étonnement, et je profite des explications collectives et des bons plans. Une journée un peu perdue à ne pas encore savoir quoi penser de ce que je vois, à ne pas savoir ce qu'il est risqué de faire ou pas, etc. Hâte de trouver mes marques, et hâte d'être à l'aise dans un endroit plus calme !
Premiers dépaysements :
- 1h d'attente à l'aéroport pour un visa
- des liasses énormes de billets de banque à ne plus savoir où les cacher
- le confit de zébu malgache est délicieux !
Je dessine à l'hôtel en attendant les autres...
07 janvier 2009
Jour 2 : Tuléar
Emilie est arrivée dans la nuit. On rejoint Fanny et Bertrand à l'aéroport, et on embarque pour Tuléar via Fort Dauphin où on ne descendra pas de l'avion. Les paysages autour de Tuléar sont complètement désertiques par rapport à Tana ! On commence à être vraiment dépaysés...
- un minuscule aéroport après des km de lande desséchée
- des pouss-pouss partout mais on n'ose pas (encore) essayer
- organiser le départ pour anakao en pirogue avec une sorte de pirate breton
- dormir sous une moustiquaire sans psychoter avec le palud
- un hôtel choupinet mais sans électricité et la nuit tombe (très) tôt !
- découverte d'une spécialité locale : la THB en bouteilles de 65cl !
Rappel : *C l i c* sur les photos pour afficher en grand
09 janvier 2009
Jour 3 : Anakao & Nosi Ve
On quitte Tuléar en pirogue pour Anakao, petit village sur un ruban de sable blanc bordé de lagon translucide, avec des bungalows de Robinson en bois. Une carte postale qui se s'atteint que par la mer ; sinon on ne compte pas les heures de 4x4 sur piste défoncée.
On s'intègre parmi la population locale des "vezo", pêcheurs nomades, qui sillonnent sans relâche la mer turquoise sur leurs frêles pirogues à balanciers à voile carrée rapiécée.
Notre lieu de résidence est somptueux : une maison en bois les pieds dans l'eau, adossée à des kilomètres de végétation semi désertique de cactées, et la vue sur le turquoise du lagon. Un petit coin de paradis pour le touriste, mais sans eau potable locale.
On découvre avec amusement (car c'est pour 3 jours) les joies de la douche et de la chasse d'eau au seau, où chaque tasse compte.
Des pêcheurs vezo nous emmènent passer la journée sur le paradisiaque îlot Nosy Ve en face. Paille-en-queue à queue rouge, poissons grillés sur la plage, coquillages. Il faut être rentré tôt, avant que le vent se lève.
Jour 4 : Anakao
On profite de la beauté de l'endroit. On plonge. On bouquine. On a sa première insolation...
Rappel : *C l i c* sur les photos pour afficher en grand
Jour 5 : Retour à Tuléar et Tuléar-Ranohira
On a de la chance : Une mer pas trop mauvaise nous a permis de revenir à Tuléar en bateau à peu près à l'heure prévue. Des chars à zébus conduits par des enfants viennent nous décharger au milieu d'une esplanade de vase à marrée basse, moment d'anthologie ! On enchaîne avec un taxi pour Ranohira. Option luxe, mais je suis malade et un taxi-brousse n'aurait jamais voulu s'arrêter à chaque fois que j'en ressentais la nécessité !
On traverse des paysages très pauvres et somptueux : maisons en torchis, villages de 4 maisons vivant au fin fond de nulle part. Déserts, landes, savanes, savanes à baobabs, canyons...
... pour arriver à Ranohira, le village qui borde le parc national de l'Isalo, dans les flamboyantes couleurs du coucher du soleil sur le massif de grès de l'Isalo. Inoubliable ! On dort dans une hutte ronde dans la savane pour une bouchée de pain, avec dans l'estomac un filet de zébu sauce au poivre délicieux.
Rappel : *C l i c* sur les photos pour afficher en grand
Jour 6 & 7 : Parc national de l'Isalo
10 janvier 2009
Papier Antaimoro
A Madagascar, la tribu Antaimoro fabrique le joli papier artisanal
de même nom à partir de fibres végétales. Beaucoup d'artisanat est
fabriqué à base de ce papier dans lequel on inclut souvent des fleurs
séchées.
C'est un papier assez peu propice à l'aquarelle car non apprêté et qui boit énormément !


La très inspirante "princesse en haillons" de Fianarantsoa
A Fianarantsoa, devant la gare, une très vivante petite fille est venue nous faire du charme et poser en photos avec son petit frère. Elle était très pauvre mais rieuse, émouvante dans sa robe de princesse en dentelle jamais lavée, toute noire du charbon qu'elle doit vendre avec sa famille.



Elle m'a inspiré les croquis suivants, sur papier Antaimoro :


et à l'acrylique :

15 janvier 2009
Les beaux enfants d'Ambalavao # 1
A Ambalavao, petite bourgade surtout connue pour son marché aux zébus, on a craqué pour les bouilles d'enfants croisés au marché aux fruits et légumes. Les mamans étaient visiblement très flattées qu'on photographie leurs rejetons, et bientôt, d'autres mamans alentours nous ont amené leur marmaille à photographier !






























